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Les meilleurs aliments pour la prise de masse

Portrait de Kellie

Par Kellie · Coach sportive & nutritionniste

Publié le 15 mai 2026 Mis à jour le 4 août 2026

En bref — aucun aliment ne fait prendre du muscle tout seul : c'est ton total calorique qui commande. Le choix des aliments décide de deux autres choses, et elles pèsent lourd : combien ça coûte et si tu tiens trois mois. Classées au coût réel pour 100 g de protéines, les meilleures sources sont les lentilles (~0,90 €), le fromage blanc 0 % (~2,75 €) et la whey (~3,10 €) — le poulet arrive après, le saumon dix fois plus haut. Côté glucides, riz, avoine, pâtes complètes et patate douce couvrent tout ; côté lipides, huile d'olive, oléagineux et œufs entiers suffisent à atteindre 0,9 g/kg. Huit à dix aliments en rotation, pas trente.

Si tu n'as pas encore tes calories et tes macros cibles, commence par le calcul des macros en prise de masse — sans ce chiffre, aucune liste de courses n'a de sens.

Les meilleurs aliments pour la prise de masse

Ce que le choix des aliments change vraiment

Commençons par ce qu'il ne change pas, parce que c'est là que la majorité des articles sur le sujet te mentent : un surplus de +300 kcal en riz-poulet-brocoli et un surplus de +300 kcal en chips produisent à peu près la même prise de poids. Les calories ne connaissent pas la moralité. Si tu cherches quel aliment « fait prendre du muscle », la réponse honnête est : aucun.

Alors pourquoi ce guide existe ? Parce que le choix des aliments décide de trois choses que ton tableau de macros ne dit pas :

  • Si tu tiens la distance. Une prise de masse se joue sur trois à quatre mois. Un aliment qui te dégoûte à la sixième semaine est un mauvais aliment, quel que soit son profil nutritionnel. C'est le critère numéro un, et il n'apparaît dans aucun tableau.
  • Combien ça te coûte. À 150 g de protéines par jour pendant trois mois, l'écart entre le saumon et les lentilles se compte en centaines d'euros. C'est la raison pour laquelle le tableau plus bas est trié par coût, et pas par teneur en protéines.
  • Si tu arrives à tout avaler. Au-delà de 2 800 kcal, la contrainte n'est plus la volonté mais le volume dans l'estomac. À calories égales, 300 g de patate douce et 250 g de riz ne prennent pas la même place — et ça change tout sur le cinquième repas.

Il reste un quatrième argument, plus discret : les micronutriments. Zinc, magnésium, vitamines du groupe B et fer sont des cofacteurs de la synthèse protéique et du transport de l'oxygène. Ils ne construisent rien à eux seuls, mais leur manque se paye en fatigue et en séances molles — et une séance molle, elle, coûte vraiment du muscle.

D'où le repère que j'utilise avec les personnes que j'accompagne : 80 à 90 % d'aliments bruts, et les 10 à 20 % restants en pizza, brioche ou glace, sans culpabilité. Ce n'est pas une concession : c'est précisément cette marge qui rend le reste tenable.

Les meilleures sources de protéines, classées par coût

La source de protéines la moins chère du magasin, ce sont les lentilles sèches : environ 0,90 € les 100 g de protéines, soit quatre fois moins que le blanc de poulet et onze fois moins que le saumon. Le tableau ci-dessous est trié par ce coût réel, pas par teneur en protéines — et cette lecture rebat complètement les cartes.

Pour la quantité à atteindre, compte 1,6 à 2,2 g de protéines par kilo de poids de corps, avec 1,8 g/kg comme repère par défaut en surplus. Le détail du calcul et de la répartition est dans notre guide sur les protéines en prise de masse.

Aliment
Lentilles sèches
Protéines
25 g / 100 g
Kcal
353 kcal / 100 g
Prix indicatif
2,20 € / kg
Coût / 100 g de protéines
~0,90 €
Aliment
Fromage blanc 0 %
Protéines
8 g / 100 g
Kcal
52 kcal / 100 g
Prix indicatif
2,20 € / kg
Coût / 100 g de protéines
~2,75 €
Aliment
Whey concentrée
Protéines
24 g / dose de 30 g
Kcal
122 kcal / dose
Prix indicatif
25 € / kg
Coût / 100 g de protéines
~3,10 €
Aliment
Blanc de poulet (cru)
Protéines
23 g / 100 g
Kcal
106 kcal / 100 g
Prix indicatif
8,50 € / kg
Coût / 100 g de protéines
~3,70 €
Aliment
Œufs entiers
Protéines
6,5 g / œuf (60 g)
Kcal
76 kcal / œuf
Prix indicatif
2,90 € / 12
Coût / 100 g de protéines
~3,70 €
Aliment
Thon au naturel (égoutté)
Protéines
26 g / 100 g
Kcal
116 kcal / 100 g
Prix indicatif
1,00 € / boîte
Coût / 100 g de protéines
~4,00 €
Aliment
Skyr nature
Protéines
11 g / 100 g
Kcal
63 kcal / 100 g
Prix indicatif
4,50 € / kg
Coût / 100 g de protéines
~4,10 €
Aliment
Steak haché 5 % MG (cru)
Protéines
21 g / 100 g
Kcal
137 kcal / 100 g
Prix indicatif
11 € / kg
Coût / 100 g de protéines
~5,25 €
Aliment
Edamame (surgelé, cuit)
Protéines
11 g / 100 g
Kcal
121 kcal / 100 g
Prix indicatif
6 € / kg
Coût / 100 g de protéines
~5,45 €
Aliment
Tofu ferme
Protéines
12 g / 100 g
Kcal
120 kcal / 100 g
Prix indicatif
8 € / kg
Coût / 100 g de protéines
~6,70 €
Aliment
Saumon (cru)
Protéines
20 g / 100 g
Kcal
180 kcal / 100 g
Prix indicatif
20 € / kg
Coût / 100 g de protéines
~10,00 €

Méthode de calcul : prix au kilo ÷ grammes de protéines par kilo × 100. Prix relevés sur des marques distributeur en grande surface française, été 2026 — refais le calcul avec les tiens, la formule ne bouge pas. Les viandes et poissons sont donnés crus, l'état auquel correspondent les étiquettes.

Trois enseignements qui dérangent

  • La whey coûte moins cher que le poulet. À 25 € le kilo pour 800 g de protéines, on tombe à ~3,10 € les 100 g de protéines, contre ~3,70 € pour le blanc de poulet. La poudre passe pour un luxe de pratiquant avancé alors qu'elle est l'option économique — voir notre guide de la whey. Son défaut est ailleurs : 122 kcal la dose, elle ne t'aide pas à monter en calories.
  • Le saumon n'est pas une source de protéines. À ~10 € les 100 g de protéines, c'est l'aliment le plus cher du tableau. On l'achète pour ses oméga-3 EPA et DHA, deux portions par semaine, et on couvre ses protéines ailleurs.
  • Les œufs ont perdu leur statut d'aliment bon marché. À 2,90 € la boîte de 12, on est à ~3,70 € les 100 g de protéines : au niveau du poulet, plus du tout en dessous. Ils restent incontournables pour leur profil d'acides aminés et leurs micronutriments, mais ce n'est plus l'argument budget.

150 g de protéines pour 4,10 €

Quatre lignes de courses, et la base protéique d'une journée entière est couverte : 150 g de lentilles sèches (37 g de protéines · 0,33 €), 500 g de fromage blanc 0 % (40 g · 1,10 €), 200 g de blanc de poulet cru (46 g · 1,70 €) et 4 œufs (26 g · 0,97 €). Total : 149 g de protéines pour 4,10 € et environ 1 300 kcal.

Le reste des calories vient des glucides et des lipides, qui coûtent quelques centimes. Pour voir à quoi ressemblent ces aliments assemblés en repas, avec les grammages au gramme près, va voir les journées types en prise de masse.

Les meilleures sources de glucides

Quatre glucides couvrent l'essentiel des besoins d'une prise de masse : le riz, les flocons d'avoine, les pâtes complètes et la patate douce. Ce qui les différencie n'est pas leur qualité — toutes sont bonnes — mais leur place dans la journée et la place qu'elles prennent dans l'estomac.

Le glycogène stocké dans le muscle retient environ 3 g d'eau par gramme : c'est ce qui donne cette impression de volume et de muscles pleins après quelques jours de glucides corrects. En prise de masse, les glucides sont ce qui reste une fois les protéines et les lipides posés — dans les faits, ça atterrit souvent entre 4,5 et 6,5 g par kilo de poids de corps.

Aliment
Riz basmati blanc (cuit)
Portion courante
250 g
Glucides
70 g
IG
58 (moyen)
Quand le placer
Le repas qui suit la séance
Aliment
Riz complet (cuit)
Portion courante
250 g
Glucides
65 g
IG
50 (bas-moyen)
Quand le placer
Tous les autres repas
Aliment
Pâtes complètes (cuites)
Portion courante
250 g
Glucides
62 g
IG
50 (bas-moyen)
Quand le placer
Repas 2 h avant la séance
Aliment
Patate douce (cuite)
Portion courante
300 g
Glucides
60 g
IG
44 (bas)
Quand le placer
Dîner, ou séance tardive
Aliment
Pomme de terre (vapeur)
Portion courante
300 g
Glucides
51 g
IG
78 (élevé)
Quand le placer
Juste après la séance
Aliment
Flocons d'avoine
Portion courante
80 g (sec)
Glucides
48 g
IG
55 (bas-moyen)
Quand le placer
Petit-déjeuner
Aliment
Pain complet au levain
Portion courante
100 g
Glucides
45 g
IG
54 (bas-moyen)
Quand le placer
Petit-déjeuner, collation
Aliment
Banane
Portion courante
1 (120 g)
Glucides
24 g
IG
55 (bas-moyen)
Quand le placer
30 à 45 min avant la séance

Riz blanc ou riz complet ?

Le riz complet ne gagne pas systématiquement — l'un des rares cas où le raffiné a un vrai avantage. La réponse dépend du moment :

  • Après la séance, riz blanc. Son IG plus élevé (58 contre 50) et son absence de fibres accélèrent la recharge du glycogène et pèsent moins sur la digestion. C'est le seul moment de la journée où l'absorption rapide est un avantage.
  • Tous les autres repas, riz complet. Plus de fibres, plus de magnésium, énergie plus stable. Aucune raison de prendre le blanc en dehors de la fenêtre d'entraînement.
  • Sauf si tu manges beaucoup. Au-delà de 350 g de glucides par jour, les fibres du complet deviennent un problème de confort avant d'être un atout. À ce niveau-là, basculer une partie sur du blanc relève du pragmatisme, pas de la régression.

Et non, les glucides ne font pas grossir : c'est l'excès calorique global qui fait grossir. Dans un surplus contrôlé, ils sont ce qui te permet de finir tes séries. Le détail du placement autour de la séance est dans notre article sur le timing nutritionnel.

Les lipides : le levier le plus discret

Vise environ 0,9 g de lipides par kilo de poids de corps, avec un plancher de 1 g/kg si tu es une femme. Pour 70 kg, cela fait 63 à 70 g par jour, soit environ 20 à 23 % des calories d'une prise de masse. Ce pourcentage est un résultat, pas une consigne — c'est le raisonnement détaillé dans le guide des macros en prise de masse.

Deux raisons de ne pas descendre plus bas. La première est hormonale : le cholestérol alimentaire est le précurseur des hormones stéroïdiennes, testostérone comprise, et un régime très pauvre en lipides finit par se voir. La seconde est purement pratique : à 9 kcal par gramme, les lipides sont le seul macronutriment qui ajoute des calories sans ajouter de volume. Une cuillère à soupe d'huile, c'est 120 kcal en trois secondes.

Ce qui va dans le panier

  • Huile d'olive vierge extra. 9 g de lipides pour 10 ml. En assaisonnement à froid pour préserver les polyphénols, et sans compter à l'œil : l'huile est l'aliment le plus souvent sous-estimé d'une journée.
  • Oléagineux : amandes, noix, noisettes. 25 g d'amandes apportent 12 g de lipides, du magnésium et de la vitamine E. Les noix sont les seules à contenir un peu d'ALA, un précurseur d'oméga-3. Pèse la poignée : personne ne s'arrête tout seul devant un paquet ouvert.
  • Œufs entiers, avec le jaune. 5,5 g de lipides par œuf, et c'est là que se trouvent la vitamine D, la B12 et la choline. Jeter le jaune pour garder le blanc revient à jeter l'intérêt nutritionnel de l'œuf.
  • Poissons gras deux fois par semaine. Saumon, sardines, maquereau : pour les oméga-3 EPA et DHA, pas pour les protéines. Les sardines en boîte coûtent quatre fois moins cher que le saumon frais pour un profil comparable.
  • Beurre de cacahuète, sans sucre ajouté. 20 g apportent 120 kcal, 10 g de lipides et 5 g de protéines. Le raccourci calorique le plus efficace du placard : deux cuillères dans un porridge et personne ne remarque la différence.

À l'inverse, les graisses trans — margarines industrielles, viennoiseries de grande surface, huiles réutilisées en friture — n'ont aucun intérêt et un coût cardiovasculaire réel. Ce sont les seules à écarter franchement.

Les graisses saturées, elles, ne sont pas à bannir : elles participent à la synthèse hormonale. Elles se modèrent, autour de 10 à 12 % des calories de la journée. Autrement dit : du fromage, oui ; du fromage comme source principale de lipides, non.

Les 10 aliments qui font le travail

Ces dix aliments couvrent l'intégralité des besoins d'une prise de masse : protéines, glucides, lipides et micronutriments. Prends-la comme une base de rotation plutôt que comme une liste exhaustive : le fait qu'elle soit courte est une qualité, pas une limite.

Lentilles

La source de protéines la moins chère du rayon : ~0,90 € les 100 g de protéines, soit quatre fois moins que le poulet. Glucides complexes et fibres dans le même sachet — deux macros pour un seul achat.

Fromage blanc 0 % / skyr

Caséine à digestion lente, 8 à 11 g de protéines pour 52 à 63 kcal. La seule source protéique dense qui se mange froide, sans cuisson ni vaisselle : c'est elle qui sauve les journées où il reste 40 g de protéines à placer et 300 kcal de budget.

Blanc de poulet

23 g de protéines pour 106 kcal aux 100 g crus. Neutre en goût, donc supportable cinq jours sur sept — le vrai critère quand une prise de masse dure trois mois. Se congèle en portions de 150 g.

Œufs entiers

Le profil d'acides aminés de référence (PDCAAS 1,0), plus la vitamine D, la B12 et la choline. 6,5 g de protéines et 76 kcal par œuf. Le jaune n'est pas le problème : c'est là que sont les micronutriments.

Flocons d'avoine

48 g de glucides pour 80 g de flocons, IG 55, et 13 g de protéines aux 100 g en bonus. Se mange en porridge, se boit en smoothie — c'est le seul glucide qui passe encore quand l'estomac dit non.

Riz basmati

70 g de glucides pour 250 g cuits, moins de 2 € le kilo, cuisson en 10 minutes et se réchauffe sans devenir infâme. Sa digestibilité en fait le glucide du repas post-séance.

Patate douce

60 g de glucides pour 300 g cuits à IG 44, avec du bêta-carotène et du potassium. Elle rassasie davantage que le riz à glucides égaux : à réserver aux repas où tu n'as pas besoin de place dans l'estomac.

Steak haché 5 % MG

21 g de protéines aux 100 g crus, et surtout du fer héminique (2,6 mg) absorbé deux à trois fois mieux que le fer végétal, plus du zinc et de la créatine. Deux portions par semaine, en particulier chez les femmes.

Huile d'olive & oléagineux

9 g de lipides pour 10 ml d'huile, 12 g pour 25 g d'amandes. C'est le levier de densité : 30 ml d'huile sur une journée, ce sont 240 kcal que tu ne sens absolument pas passer.

Thon au naturel

26 g de protéines pour 116 kcal et 1 € la boîte, sans cuisson ni vaisselle. L'aliment de secours du frigo vide : c'est celui qui évite l'impasse à 22 h quand il manque 30 g de protéines.

Passé 2 800 kcal, le vrai obstacle devient le volume

Passé 2 800 kcal, ce qui bloque une prise de masse n'est presque jamais la motivation : c'est la place dans l'estomac. Les personnes qu'on appelle « hardgainers » ne mangent pas mal, elles mangent des aliments qui remplissent beaucoup pour peu de calories. Et une fois rassasié, aucune discipline ne fait avaler le cinquième repas.

La sensation de satiété dépend surtout du volume et du poids de ce qui arrive dans l'estomac, plus que du nombre de calories. C'est une excellente nouvelle en sèche, où l'on joue exactement l'inverse — voir nos aliments pour la sèche. En prise de masse, c'est l'obstacle central. Trois leviers, dans cet ordre :

  • 1. Ajoute des lipides avant d'ajouter des portions. 30 ml d'huile d'olive répartis sur la journée, 20 g de beurre de cacahuète et une poignée d'amandes, cela fait +510 kcal pour un volume quasi nul. Aucun autre levier n'a ce rendement.
  • 2. Bois une partie de tes calories. Un smoothie 80 g d'avoine + 400 ml de lait entier + 1 banane + 20 g de beurre de cacahuète, ce sont environ 760 kcal en deux minutes, là où la même chose en solide prend vingt minutes et cale pour quatre heures. Le liquide contourne la satiété mécanique.
  • 3. Choisis le glucide le moins encombrant. 70 g de glucides, c'est 250 g de riz cuit ou 350 g de patate douce. Même macro, 100 g de plus dans l'assiette. Garde la patate douce pour les repas où tu as de la place, le riz pour ceux où tu n'en as plus.

Les aliments à haute densité calorique

Huile d'olive

900 kcal / 100 ml

10 ml en assaisonnement = 81 kcal invisibles

Beurre de cacahuète

600 kcal / 100 g

20 g dans le porridge = 120 kcal, 5 g de protéines

Noix, amandes, noisettes

650 kcal / 100 g

Une poignée de 25 à 30 g = 160 à 195 kcal

Lait entier

65 kcal / 100 ml

+90 kcal vs demi-écrémé sur 500 ml par jour

Avocat

160 kcal / 100 g

½ avocat = 120 kcal de mono-insaturés

Dattes Medjool

280 kcal / 100 g

3 dattes avant la séance = glucides rapides + potassium

Un mot sur le piège inverse, parce qu'il existe aussi : certaines personnes n'ont aucun mal à avaler et se retrouvent à +800 kcal sans s'en rendre compte. Là, le raisonnement s'inverse — patate douce plutôt que riz, légumes en volume, fromage blanc plutôt que fromage. La méthode complète est dans notre article sur la prise de masse sans gras.

Une remarque de terrain : pendant mes préparations Hyrox, ce n'est jamais l'entraînement qui me pose problème pour manger assez, c'est l'appétit qui s'effondre après les grosses séances. Les jours comme ça, je ne me bats pas contre une assiette : je passe en liquide. Un smoothie ne discute pas.

La liste de courses type pour une semaine

Pour une personne de 75 kg visant environ 3 000 kcal par jour, avec 3 séances par semaine. Budget : 45 à 60 € la semaine selon l'enseigne, soit 6,50 à 8,50 € par jour, tout compris. C'est moins qu'un déjeuner à l'extérieur.

Protéines

  • Blanc de poulet — 1,5 kg
  • Œufs — 12 unités
  • Thon au naturel — 4 boîtes
  • Sardines ou saumon — 2 portions
  • Fromage blanc 0 % ou skyr — 1,5 kg
  • Steak haché 5 % MG — 400 g
  • Lentilles sèches — 500 g

Glucides

  • Flocons d'avoine — 1 kg
  • Riz basmati — 1 kg
  • Patates douces — 1 kg
  • Pâtes complètes — 500 g
  • Bananes — 6 pièces
  • Pain complet au levain — 1 miche
  • Lait demi-écrémé ou entier — 3 L

Lipides & légumes

  • Huile d'olive vierge extra — 500 ml
  • Amandes ou noix — 250 g
  • Beurre de cacahuète — 1 pot
  • Avocats — 3 unités
  • Brocolis — 1 kg
  • Épinards frais ou surgelés — 500 g
  • Tomates, concombres, poivrons

Trois règles pour que cette liste serve à quelque chose

  • Achète peu de références, en grande quantité. Trois protéines et trois glucides en rotation battent douze aliments dont huit finissent à la poubelle. La variété se joue sur les épices et les légumes, pas sur la base.
  • Cuis en une fois, le dimanche. Deux à trois heures pour le riz, le poulet et les patates douces, et les repas de base de quatre à cinq jours sont assemblables en dix minutes. C'est ce qui fait passer le coût par repas protéiné sous les 3 €.
  • Garde une solution de secours au placard. Deux boîtes de thon, un paquet de flocons d'avoine et un pot de beurre de cacahuète : de quoi sauver une journée où rien ne s'est passé comme prévu. Les prises de masse ne meurent pas des mauvais aliments, elles meurent des repas sautés.

Prise de masse au féminin : deux aliments qui changent tout

Le problème d'une femme en prise de masse est rarement d'avaler assez de calories : c'est de faire entrer 130 à 150 g de protéines dans un budget de 1 900 à 2 100 kcal. La contrainte n'est plus le volume, c'est la densité protéique par calorie — et ça change la hiérarchie des aliments.

Le bon critère devient alors le coût calorique du gramme de protéine, et il donne un classement complètement différent de celui du prix : thon au naturel 4,5 kcal par gramme de protéine, blanc de poulet 4,6, whey 5,1, skyr 5,7, fromage blanc 0 % et steak haché 5 % 6,5, saumon 9,0, tofu 10,0, œufs 11,7, lentilles sèches 14,1.

Autrement dit : les lentilles, championnes absolues du prix, sont bonnes dernières sur ce critère — atteindre 40 g de protéines avec elles coûte 565 kcal, contre 180 kcal avec du thon. Les deux classements se contredisent, et c'est normal : le premier optimise ton budget, le second ton budget calorique. À 1 900 kcal, c'est le second qui commande.

  • Le steak haché, pour le fer. Les besoins en fer sont d'environ 16 mg par jour chez la femme en âge de procréer, contre 11 mg chez l'homme, et l'entraînement en force ne les allège pas. Le fer héminique de la viande rouge s'absorbe deux à trois fois mieux que le fer végétal des lentilles ou des épinards. Deux portions de 120 g par semaine règlent la question bien plus efficacement qu'un complément. Si tu ne manges pas de viande, associe toujours ta source de fer végétale à de la vitamine C au même repas — un jus de citron sur les lentilles double l'absorption.
  • Les produits laitiers maigres, pour la densité. 500 g de fromage blanc 0 %, ce sont 40 g de protéines pour 260 kcal. Aucun autre aliment solide n'offre ce rapport. C'est l'aliment qui permet de boucler une journée à 2 000 kcal sans passer par la poudre.

Deux mises en garde qui reviennent systématiquement. La première : ne descends pas les lipides sous 1 g/kg. C'est le plancher qu'on applique dans tous nos calculs pour les femmes, et il n'est pas négociable — l'équilibre hormonal et le cycle en dépendent avant la performance.

La seconde : en phase lutéale, juste avant les règles, l'appétit grimpe et la rétention d'eau ajoute 1 à 2 kg sur la balance. Ces deux kilos ne sont ni du muscle ni du gras. Une cliente que j'accompagne a arrêté trois prises de masse d'affilée à cette étape, persuadée d'avoir « tout pris en gras » — depuis qu'elle compare toujours la même semaine du cycle d'un mois à l'autre, le problème a disparu. Les repères de rythme réalistes sont dans notre article sur les kilos par mois en prise de masse.

Pour la version chiffrée d'une journée à ce niveau calorique, la journée type à 1 900 kcal donne les grammages repas par repas.

Les 5 erreurs de choix alimentaire les plus coûteuses

Celles-ci ne concernent ni tes calories ni tes macros — elles portent uniquement sur les aliments que tu mets dans le panier et sur la façon dont tu les comptes. Ce sont les plus faciles à corriger, et les plus rarement mentionnées.

  • Mélanger le poids cru et le poids cuit. 100 g de blanc de poulet cru donnent environ 75 g cuits, mais apportent 23 g de protéines dans les deux cas. Compter 100 g cuits comme 23 g de protéines, c'est s'attribuer 8 g qui n'existent pas — sur trois portions par jour, 25 g de protéines fantômes. Le correctif : pèse toujours cru, c'est l'état auquel correspondent les valeurs de l'emballage. Et si tu pèses cuit, note-le une fois pour toutes.
  • Traiter la whey comme un aliment de prise de masse. 122 kcal pour 24 g de protéines, c'est un profil de sèche. La whey règle un problème de protéines, jamais un problème de calories. Le correctif : si ce qui te manque, ce sont des calories, mixe-la avec du lait entier, de l'avoine et une banane. Sèche dans un shaker d'eau, elle ne fait rien pour ton surplus.
  • Empiler des aliments « sains » à faible densité. 500 g de salade et 200 g de blanc de dinde, cela fait environ 300 kcal et un estomac plein : le pire rapport de tout le rayon quand on cherche à monter en calories. Le correctif : la même assiette avec 250 g de riz cuit (315 kcal) et 15 ml d'huile (120 kcal) passe à 735 kcal pour à peine plus de volume.
  • Acheter une variété qu'on ne cuisinera jamais. Le quinoa, le cabillaud et les patates douces violettes du dimanche finissent au congélateur, puis à la poubelle. Le correctif : une base de huit à dix aliments que tu sais cuisiner les yeux fermés, et la variété dans les épices, les sauces et les légumes. L'ennui alimentaire coûte moins cher que le gaspillage.
  • Supprimer les fibres pour faire de la place. C'est le réflexe classique à 3 000 kcal : on retire les légumes parce qu'ils prennent de l'espace. Deux semaines plus tard, le transit et le confort digestif s'en ressentent, et l'appétit avec. Le correctif : garde 25 à 30 g de fibres par jour, en privilégiant les légumes cuits, nettement moins encombrants et plus digestes que les crudités à volume égal.

Questions fréquentes

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Un plan alimentaire calibré sur ton profil

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